"C'est un concentré de technologie, explique Gauthier Dhaussy, co-dirigeant de Delivrone. Ce drone a vraiment été conçu pour le transport médical, il ne sert qu'à ça."
Sa capacité de transport s'élève à trois kilos, ce qui représente environ 200 tubes de sang. Mais son atout principal, c'est sa réactivité.
Jusqu'à 120 km/h
"Avec le drone, le temps de transport est divisé par deux comparé aux camions. C'est une solution moins polluante et plus sécurisante aussi, se réjouit Marie-Pierre Bongionvanni-Vergez, directrice générale des Hôpitaux Nord Ouest. C'est un peu le futur qui démarre aujourd'hui."
Reste à savoir si la phase de test se révèlera positive. Des analyses vont être réalisées pour s'assurer que le transport aérien ne perturbe pas les prélèvements, en termes de température ou de vibrations.
"Si les résultats sont bons, cela peut vraiment améliorer la prise en charge des patients. Car cela veut dire, un résultat d'analyse transmis plus rapidement aux professionnels de santé", indique Laurence Mouly, cheffe du service de biologie médicale à Villefranche.
L'hôpital a la particularité de bénéficier d'un plateau technique moderne et plus important que les hôpitaux du groupe. Raison pour laquelle 120 prélèvements y sont envoyés chaque jour, en provenance de Trévoux, Belleville, Tarare et Beaujeu.
Pour ce qui est des risques météo, tout est prévu. En cas de vents trop forts (alerte orange), une solution de transport routier prend ausstôt le relais.