Selon un arrêté pris le 29 octobre par Étienne Guyot, préfet du Rhône, ces mesures tiennent compte d'une amélioration partielle de la situation hydrologique. Les restrictions restent toutefois applicables sur l'ensemble du département.
Des débits encore inférieurs aux niveaux attendus
Les pluies du début de l'automne ont permis une réhumidification lente des sols et une recharge "timide" des nappes.
La majorité des cours d'eau a vu ses débits s'améliorer, mais ceux-ci demeurent inférieurs aux niveaux habituellement observés à cette période de l'année. La Saône ne connaît pas d'amélioration notable et ses niveaux restent sous le seuil de crise.
Des interdictions maintenues sur l'axe Saône
Sur le territoire classé en crise, la ressource superficielle est prioritairement réservée à l'alimentation en eau potable ainsi qu'aux usages sanitaires et de sécurité.
Les prélèvements dans les cours d'eau et les nappes d'accompagnement pour les usages domestiques y sont interdits. L'arrosage des espaces verts publics et privés, des terrains sportifs, ainsi que le remplissage ou la remise à niveau des piscines privées sont également prohibés.
L'arrosage des potagers domestiques est interdit entre 9 heures et 20 heures. Le lavage privé des façades, toitures, voiries et véhicules à domicile ne peut pas être réalisé. Les stations-service ne peuvent laver les véhicules que si elles disposent d'un équipement de recyclage de l'eau, selon les mesures préfectorales.
Le fonctionnement des fontaines à circuit ouvert et des brumisateurs est aussi interdit, à l'exception des brumisateurs installés par les collectivités.
Des usages limités dans le reste du territoire
Dans les secteurs en alerte renforcée et en alerte, les interdictions sont moins étendues, mais des réductions de prélèvements doivent être appliquées pour tous les usages domestiques et économiques.
L'irrigation agricole à partir des ressources superficielles et de leurs nappes d'accompagnement reste possible de manière limitée. Elle doit respecter des réductions horaires ou volumétriques et recourir à des pratiques économes, comme la micro-irrigation ou le goutte-à-goutte.
Les particuliers et les éleveurs peuvent continuer à utiliser de l'eau pour abreuver les animaux domestiques et d'élevage. L'eau issue d'une citerne ou d'un bassin non alimenté par un cours d'eau reste également utilisable.
Des contrôles et des sanctions possibles
Les agents de l'Office français de la biodiversité sont mobilisés pour informer les usagers sur les règles en vigueur et, le cas échéant, relever les infractions. Celles-ci peuvent être sanctionnées par une contravention de 5e classe, jusqu'à 1.500 euros pour un particulier et 7.500 euros pour une personne morale.
En bref
Quel est le niveau de vigilance sur l'axe Saône ?
L'axe Saône reste placé en situation de crise en raison de niveaux toujours très bas, selon la préfecture.
Quelles zones voient leurs restrictions allégées ?
Les cours d'eau de la moitié ouest du Rhône sont en alerte renforcée et ceux de l'Est lyonnais en alerte.
L'eau peut-elle être utilisée pour les animaux ?
Oui. L'abreuvement des animaux domestiques et d'élevage demeure autorisé, car il est considéré comme un usage prioritaire.
Quelles sanctions sont prévues en cas d'infraction ?
Les infractions peuvent entraîner une contravention de 5e classe, jusqu'à 1.500 euros pour un particulier et 7.500 euros pour une personne morale.
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