La nouvelle exposition du musée Lugdunum propose aux visiteurs de déambuler dans le Lyon antique. De l'arrivée au port au petit matin, jusqu'au soir : on sait aujourd'hui reconstituer la journée complète d'un habitant de l'époque.
Une vingtaine d'aquarelles originales
Grâce au travail des historiens, mais pas que : Jean-Claude Golvin, architecte et archéologue, met en dessin et en couleur de nombreux paysages aujourd'hui disparus.
"Ce sont des échanges évidemment, je lis énormément. Et ensuite, on réfléchit, on prolonge... Et à la fin, on réalise un dessin qui doit permettre de faire comprendre. C'est ça le plus important", note Jean-Claude Golvin.
Déconstruire les mythes et les fantasmes
L'exposition nous fait aussi réfléchir à nos représentations. Avec à l'appui, des exemples d'images générées par intelligence artificielle quand on lui demande à quoi ressemble une bataille romaine...
"Si on prend la gladiature, par exemple, c'est un sport qui a été popularisé par la peinture puis le cinéma. Le film Gladiator, très bien réalisé, ne correspond pas vraiment à la réalité historique ! À l'époque, il n'était pas question de mettre à mort des athlètes, ce qui aurait coûté très cher à leur entraîneur", ajoute Claire Iselin, directrice du musée.
D'ailleurs, LE sport populaire de l'époque était davantage la course de chars... Tant pis pour Maximus.
"Passé antérieur - Voir au-delà des vestiges", nouvelle exposition du musée Lugdunum à partir du 2 octobre 2026.
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