Les faits se sont produits alors qu'un blocus avait lieu devant l'établissement. Selon les autorités, un projectile pyrotechnique, présenté aussi comme un mortier d'artifice dans une des sources, a été lancé alors que la porte d'entrée était ouverte. La porte coulissante vitrée a été fissurée, tout comme une fenêtre d'une salle de classe.
La Région veut identifier et poursuivre les auteurs
L'incident a fait quatre blessés, deux membres de l'équipe de direction, un agent et un parent d'élève, présents sur le perron au moment des faits.
Face à ces dégradations, la Région a annoncé le dépôt d'une plainte. Fabrice Pannekoucke a assuré vouloir mobiliser tous les moyens disponibles pour retrouver les responsables, en s'appuyant notamment sur les images de vidéosurveillance, les vidéos transmises par des témoins et les contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
"Nous allons tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs et faire en sorte qu'ils répondent de leurs actes devant la justice."
Le président de la Région a dénoncé un "déchaînement de haine" et estimé que les auteurs de ces actes devaient être tenus pour responsables. Il a également rappelé que les réparations sont financées par l'argent public.
Des revendications lycéennes distinguées des violences
Fabrice Pannekoucke a insisté sur la nécessité de ne pas confondre la mobilisation des lycéens et les actes commis en marge. Selon lui, les revendications de certains jeunes peuvent être entendues, mais elles ne sauraient justifier des violences contre des personnes ou des biens.
"Il faut entendre les jeunes, mais on ne peut pas confondre des revendications légitimes avec ceux qui viennent pour casser et s'en prendre aux personnes et aux biens."
Le préfet délégué a tenu une ligne similaire. Il a rappelé que les forces de l'ordre ont pour mission de permettre les rassemblements pacifiques, de protéger les manifestants et d'interpeller les personnes responsables de violences.
Plus de 200 interpellations depuis le début du mouvement
Selon Antoine Guérin, plus de 200 personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement dans le Rhône. Il a également indiqué que 44 policiers et gendarmes avaient été blessés.
"On a le droit de manifester et d'exprimer des revendications, mais on n'a pas le droit de commettre des violences et de s'en prendre à des personnes."
Les services de l'État, l'Éducation nationale et la Région doivent désormais travailler ensemble pour sécuriser les entrées des établissements et permettre une reprise progressive des cours.
Un établissement déjà en travaux
Au lycée Édouard-Herriot, près de 2 millions d'euros de travaux sont actuellement en cours, notamment pour l'étanchéité de la toiture et l'amélioration du bâtiment. À l'échelle régionale, le coût des dégâts et des interventions liés aux mobilisations est estimé entre 25 et 30 millions d'euros.
Le proviseur a décrit un mouvement difficile à canaliser, dont les formes évoluent rapidement. Il a aussi mis en avant les inquiétudes d'une partie de la jeunesse face à l'avenir, estimant qu'un travail devra être mené avec les élèves une fois les tensions retombées.
FAQ
Que s'est-il passé au lycée Édouard-Herriot ?
Un projectile pyrotechnique a été lancé dans l'établissement lors d'un blocus, provoquant des dégradations et faisant quatre blessés.
Qui a annoncé le dépôt d'une plainte ?
La Région Auvergne-Rhône-Alpes, par la voix de son président Fabrice Pannekoucke, a annoncé le dépôt d'une plainte.
Quels dégâts ont été constatés ?
La porte d'entrée vitrée du lycée a été fissurée, ainsi qu'une fenêtre dans une salle de classe.
Combien de personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement ?
Selon le préfet délégué Antoine Guérin, plus de 200 personnes ont été interpellées dans le Rhône depuis le début du mouvement.
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