Denis Tessier, directeur régional de l'entreprise Suez, est en charge de la filière de l'eau. En ce début du mois de janvier, il est venu constater la fin des travaux menés ces huit derniers mois à l'usine d'eau potable de Ternay qui alimente 170.000 personnes dans les communes alentour.
"Cela fait une dizaine d'années que Suez travaille sur les PFAS. On se doit de proposer des solutions en amont, pour être prêt."
Six réacteurs doivent être progressivement installés sur site. Deux sont déjà en marche, permettant d'intégrer en continu le précieux charbon actif qui capture les PFAS.
Une hausse à prévoir sur la facture d'eau ?
La réglementation européenne en a ciblé 20, avec une concentration autorisée bien précise. Un enjeu de santé publique, qui représente un investissement important. Près de 4 millions d'euros pour le Syndicat Mixte d'Eau Potable Rhône-Sud, à quoi il faut ajouter les coûts de fonctionnement.
Pour l'heure, une augmentation de la facture d'eau de 50 euros par an est évoquée pour les abonnés, à partir de 2027.
Quant à l'objectif de se débarrasser purement et simplement des PFAS, avant que ces molécules ne se retrouvent dans la nature... Le chemin est encore long. Depuis ce mois de janvier 2026, les PFAS sont bannis de plusieurs produits, à commencer par les cosmétiques, les farts pour les skis et certains textiles.
Dans le même temps, la recherche se poursuit pour évaluer les risques que représentent les PFAS pour la santé humaine.
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Eau potable : comment l'usine de Ternay lutte contre les polluants éternels
De nouveaux réacteurs à charbon actif remplaceront...



