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DE LYON À SAINT-ÉTIENNE, LES ÉTUDIANTS EN STAPS RÉCLAMENT UN ACCÈS EN MASTER

Mercredi 1 Avril - 12:40

Société


Les étudiants en STAPS de l'Université Lyon 1 et de Jean Monnet à Saint-Étienne se sont mobilisés. - © Léa Duperrin / Radio SCOOP.
Ils se sont rassemblés ce mardi 31 mars devant la Maison de l'Université Lyon 1. La plupart étudiants STAPS en L3, ils dénoncent les conséquences d'une réforme qui les empêche de poursuivre leur cursus.

"On veut un Master !", scandent les étudiants de Lyon 1 sur le campus de la Doua à Lyon.

En cette fin mars, les voilà de nouveau mobilisés au nom du droit "à une poursuite d'étude." La plupart sont étudiants en troisième année en STAPS et projettent de devenir enseignants d'EPS.

Réforme du CAPES


Problème, le concours qui était jusque-là prévu après le Master 2, peut désormais se passer à l'issue de la L3. Une réforme de la formation des enseignants maintes fois décriée par les syndicats comme le SNES, qui y voient "un concours au rabais".

Du côté du gouvernement, la réforme est pourtant présentée comme "une entrée progressive, professionnalisante et rémunérée dans le métier de professeur en intégrant un master spécifique."

Ce nouveau Master M2E, certes professionnalisant, n'est accessible qu'aux étudiants qui réussissent le concours en L3. Ses objectifs pédagogiques ont évolué, et ne concernent plus que les lauréats.

"Ce n'est pas ce qu'on avait imaginé quand on s'est inscrit en Licence, souffle une étudiante mobilisée. C'est un concours très sélectif qui ne s'obtient pas forcément du premier coup. Que vont devenir les étudiants qui échouent ? Nous ce qu'on demande, c'est d'avoir une formation Master pour les non-lauréats."

Une formation qui, à ce jour, n'existe pas. En tout cas pas partout.



Disparités entre les universités


"Les universités peuvent proposer des parcours à destination des candidats sortant de licence qui auraient échoué au concours", peut-on lire sur le site du gouvernement. Mais rien ne les y oblige.

"Les étudiants ne comprennent pas que ces formations existent dans certaines universités mais pas dans d'autres, reconnait Julie-Anne Chemelle, la vice-présidente formation de l'Université Lyon 1. Le fait est que nous faisons partie d'un ensemble de quatre établissements, et que la décision a été prise depuis un moment déjà."

Lyon 1, Lyon 2, Lyon 3 et l'Université Jean-Monnet de Saint-Étienne sont ainsi concernées.

"S'il y a une injonction différente du ministère de l'Enseignement supérieur, alors nous verrons ce que cela peut changer. Mais en l'état, nous avons d'autres propositions à faire aux étudiants", poursuit Julie-Anne Chemelle, qui dit comprendre leur déception.

Ainsi, une année de préparation au nouveau concours doit permettre aux étudiants non lauréats d'avoir une suite post-licence. Mais cette année n'est pas diplômante.

Ceux qui le souhaitent vont aussi pouvoir s'inscrire dans un nouveau Master "sport, politiques éducatives et société", qui doit voir le jour à la rentrée prochaine.

Une chose est sûre, la réforme de la formation initiale des enseignants ne se met pas en place sans causer son lot d'incompréhensions.

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