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AGNÈS BUZYN ASSUME LA DESTRUCTION D'UN STOCK DE MASQUES

Mardi 30 Juin - 18:18

COVID-19


Agnès Buzyn en visite à Lyon. - © Radio Scoop / Léa Duperrin
L'ancienne ministre de la Santé est auditionnée ce mardi 30 juin à propos de sa gestion de la crise du coronavirus.

Les stocks de masques, et la gestion du début de crise : ce sont les 2 sujets sur lesquels la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale souhaite entendre Agnès Buzyn. L'ancienne ministre de la Santé a quitté son poste le 15 février.

Une première alerte le 25 décembre


"J'ai eu une première alerte par hasard pendant mes vacances de Noël, j'ai vu qu'un blog en anglais rapportait des cas de pneumonie inexpliquée. L'alerte suivante, c'est le 11 janvier, quand la Chine annonce un premier décès. Je décide à ce moment-là d'informer le Président et le Premier ministre qu'il existe un phénomène en Chine."

La destruction d'un stock de masques


"À la question : avez-vous pris la décision de la destruction des masques ? La réponse est non. À la question : en tant que ministre et en tant que médecin, auriez-vous pris la responsabilité, alors qu'une agence certifiée me dit que des stocks ne sont pas conformes à une norme, de les remettre dans le circuit ? Je pense que je n'aurai pas pris ce risque."

La gestion des masques


"Il est faux de dire que mon intuition n'a pas été suivie par les services. Ce que nous avons mis en place début janvier est sans commune mesure avec ce que nous avons vu dans les autres pays" a répété l'ancienne ministre, qui a précisé avoir décidé le 28 janvier de constituer un stock de masques FFP2. La première commande est partie le 30 janvier selon Agnès Buzyn.

La "gestion de stocks" de masques de protection ne remonte pas au niveau du ministre, s'est ensuite défendue l'ex-ministre, assurant toutefois "assumer totalement" les décisions prises par ses services entre mai 2017 et février 2020.

"Cette gestion de stocks, elle ne revient pas à un niveau ministre. (...) La vigilance que je dois avoir, c'est sur des dizaines de produits", a-t-elle ajouté. Elle a souligné que si l'attention s'était "a posteriori" portée sur la question des masques, en raison de l'émergence du nouveau coronavirus, les comprimés d'iode en cas d'accident nucléaire ou les tenues de protection face au virus ebola n'étaient pas "moins importants".

Une nouvelle commande le 7 février


"Le 6 février, la note remonte des ARS avec les besoins des hôpitaux et ce qu'ils sont capables de faire. Le 7 février, nous donnons l'accord à la DGS pour commander des masques, des gants, des lunettes, des sur-chaussures, des charlotes du soluté hydroalcoolique. Nous créons le stock d'État et nous donnons notre accord pour que des kits soient distribués au médecins, aux infirmiers et aux pharmaciens libéraux, et pour une délivrance pour un mois aux établissements de santé et aux EHPAD."

"Le 14 février, il n'y a pas d'épidémie en Europe, les cas en France ont été circonscrits. Je quitte le Ministère le 15, il n'y a eu aucun cas nouveau depuis 9 jours en France. J'estime que j'ai fait mon travail de préparation du système de santé."

Plus d'informations à suivre.