SÉLECTIONNEZ VOTRE VILLE

Rhône
  • Lyon
  • Vienne
  • Tarare
Loire / Haute-Loire
  • Saint-Étienne
  • Roanne
  • Le-Puy-en-Velay
  • Yssingeaux
Puy de Dôme / Allier
  • Clermont-Ferrand
  • Vichy
Ain / Saône-et-Loire
  • Bourg-en-Bresse
  • Mâcon
  • Valserhône
Ardèche
  • Aubenas

Cliquer pour télécharger
l'application Radio Scoop

[VIDÉO] UNE LIBANAISE DE LA RÉGION TÉMOIGNE: "UN MIRACLE QUE MES PARENTS AIENT SURVÉCU"

Jeudi 6 Aout - 07:00

Actu. locale


Maya est installée en France depuis 2006 - © DR
Maya a quitté le Liban en 2006 pour s'installer dans le Nord-Isère. Ses parents ont survécu "par miracle" à la double explosion survenue ce mardi à Beyrouth.

Une centaine de morts, des milliers de blessés, près de 300000 personnes sans logement… c'est le dernier bilan de ce drame survenu à Beyrouth ce mardi, au Liban. Deux explosions d'une rare violence ont plongé le pays dans le chaos.

Elles auraient été causées par du nitrate d'ammonium qui était stocké sur le port de la ville.

La communauté libanaise installée en France a vécu ces dernières heures avec beaucoup d'inquiétude. C'est le cas de Maya Eid Renner. Elle a quitté son pays en 2006 et vit désormais à Charvieu Chavagnieu dans le Nord-Isère.

Les parents de Maya ont survécu par miracle


Ses parents vivent dans un appartement à Beyrouth, tout proche du lieu des explosions. C'est sa soeur, installée au Liban, qui lui a appris la nouvelle. "Ne t'inquiète pas, nos parents sont bien." Paniquée, elle feuillette son téléphone et découvre le drame qui est en cours dans son pays de naissance.

Son père et sa mère ont survécu, et c'est un miracle selon elle. "Je les ai eus au téléphone mais il a fallu que je les vois en vidéo pour être sûre qu'ils avaient survécu. Leur appartement, où ils étaient au moment de l'explosion, est inhabitable. Les dégâts sont monstrueux. Ils étaient sur le point de prendre leur café, et ils ont entendus un grand bruit. Ils ont été soufflés à l'arrière de l'appartement. Ils ne voyaient plus rien, c'était de la poussière noire. Puis ils ont découvert l'étendue des dégâts."

Un appartement touché les bombardements dans les années 90


Le sort s'acharne sur cette famille comme sur celle de nombreux libanais. Maya a quitté le pays en 2006, mais elle a connu la guerre dans les années 90. Son appartement a déjà été touché à deux reprises, "mais pas de cette ampleur là. Ce n'était pas un missile ce mardi, mais la puissance était énorme. Cela s'est ressenti jusqu'à Chypre."

Désormais, elle sait que les prochains mois s'annoncent "très durs. Avec la crise traversée par le pays, et le coronavirus, on est arrivé fatigués. Repuiser dans les réserves, ce ne sera pas de la joie. On est des libanais très croyants, et sans l'aide de notre foi, on aurait lâché depuis longtemps."

Le témoignage de Maya est à retrouver ci-dessous