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PROJET D'ASSASSINAT D'UN SYNDICALISTE: LA CGT DE L'AIN SE PORTE PARTIE CIVILE

Vendredi 4 Juin - 16:33

Actu. locale


CGT
L'Union départementale CGT de l'Ain a annoncé vendredi se porter partie civile dans l'affaire portant sur un projet d'assassinat non abouti d'un syndicaliste par un couple de chefs d'entreprise auprès d'une officine criminelle.

"Au regard des dernières informations parues dans la presse, l'Union départementale des syndicats CGT de l'Ain a décidé de se porter partie civile. En effet, au regard de l'extrême gravité des faits, nous estimons avoir légitimement un intérêt à agir", écrit dans un communiqué le secrétaire général des syndicats CGT de l'Ain, Fabrice Canet.

"Notre priorité est d'accompagner notre camarade dans cette épreuve et de l'associer à toutes nos décisions", ajoute-t-il, en précisant notamment qu'une "procédure de reconnaissance d'accident du travail" pour le militant visé était en cours auprès de la Caisse primaire d'assurance maladie.

Murielle B. M. et Gérard M., tous deux âgés de 54 ans et résidant dans l'Ain, ont été mis en examen et écroués le 10 mai pour "association de malfaiteurs en vue de la commission de meurtres en bande organisée" par un juge d'instruction parisien de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) chargé de la grande criminalité.

Une mission à 75000 euros


Le couple est soupçonné d'avoir commandité l'assassinat de Hassan T. - une mission à "75.000 euros" -, afin de "se débarrasser" de ce militant CGT considéré comme un "syndicaliste gênant" par la cheffe d'entreprise, selon les auditions de deux suspects.

Le projet, fomenté début 2020, n'a pas abouti: il aurait été stoppé net après l'arrestation en juillet à Créteil de deux hommes, militaires de la Direction générale de la sécurité extérieure, soupçonnés d'être sur le point d'assassiner une coach en entreprise.

Cette arrestation a permis, au fil des interrogatoires, de démanteler une officine criminelle de grande envergure, dont les principaux responsables mis en examen, et qui se sont connus dans la franc-maçonnerie, sont soupçonnés d'avoir également été mêlés à ce projet visant le syndicaliste de l'Ain.

mb/ari/cal