Au cœur de cette mobilisation : les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les inquiétudes sur l'avenir de plusieurs secteurs.
Les organisations syndicales entendent prolonger la dynamique engagée lors de la mobilisation du 29 septembre, centrée sur la fonction publique. Elles dénoncent une dégradation du pouvoir d'achat, alors que les dépenses contraintes liées à l'alimentation, au logement, à l'énergie ou encore au carburant continuent de peser sur les ménages.
Des revendications centrées sur le pouvoir d'achat
Dans leur appel, les syndicats réclament notamment une hausse des salaires, une revalorisation du point d'indice des fonctionnaires, une augmentation des pensions de retraite, du SMIC et des aides sociales. Ils mettent en avant l'érosion du pouvoir d'achat dans la fonction publique : le point d'indice a perdu environ 30 % de sa valeur en 25 ans.
Les syndicats critiquent aussi le projet de budget du gouvernement, accusé de geler ou plafonner certaines prestations sociales et de réduire les moyens alloués aux services publics. Pour eux, cette orientation intervient au moment même où les besoins restent élevés, notamment face aux crises sociales et environnementales.
Services publics, emploi et industrie dans le viseur
Au-delà de la question salariale, l'intersyndicale veut défendre les services publics et l'emploi. Le mouvement s'inscrit dans un climat économique jugé fragile, avec des plans de suppressions d'emplois ou de licenciements évoqués dans l'industrie et les services.
Les organisations mettent également en avant la nécessité d'une politique industrielle durable. Elles plaident pour une relocalisation et une décarbonation de l'industrie, afin de répondre à la fois aux enjeux économiques et aux défis climatiques. L'objectif affiché est de lier défense de l'emploi, maintien de l'activité productive et transformation environnementale.
Une mobilisation qui s'inscrit dans une séquence sociale plus large
Cette journée du 5 novembre ne surgit pas isolément. Elle intervient après la mobilisation du 29 septembre dans la fonction publique, mais aussi dans le prolongement des actions lycéennes et étudiantes du début d'automne.
Les données consolidées font état, au 1er octobre, de plus de 900 actions et blocages recensés, avec une trentaine de campus bloqués selon l'Union étudiante et 640 lycées concernés. Des syndicats de l'éducation avaient d'ailleurs appelé à soutenir ces mobilisations, y compris par la grève.
FO a prévu une montée nationale à Paris le 5 novembre. À ce stade, aucun calendrier précis de négociations n'est annoncé.
Reste à voir quelle ampleur prendra cette journée. Mais pour les syndicats, le message est déjà posé : la question du pouvoir d'achat, de l'état des services publics et de l'avenir industriel doit redevenir centrale dans le débat social.
FAQ
Qui appelle à la grève et aux manifestations du 5 novembre 2026 ?
L'appel a été lancé par une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l'Unsa et la FSU.
Quelles sont les principales revendications ?
Les syndicats mettent en avant les salaires, la revalorisation du point d'indice, les pensions de retraite, le SMIC, les aides sociales, la défense des services publics, l'emploi et l'industrie.
Pourquoi cette mobilisation est-elle organisée ?
Elle intervient dans un contexte de hausse du coût de la vie, de tensions sur l'emploi et de critiques syndicales contre un projet de budget accusé de réduire les moyens des services publics et de geler certaines prestations sociales.
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