Ouvrir le 1er mai ? Un pari risqué ?
Si celle-ci doit encore être validée en Conseil des ministres le 29 avril, quelques-uns des principaux concernés ont déjà un avis tranché sur le sujet.
C'est le cas de Richard, boulanger depuis 26 ans à Tignieu-Jameyzieu en Isère et défavorable à ouvrir ce 1er mai : "Ce n'est pas rentable, faut faire une super journée pour que ça vaille le coup."
Pour lui, le coût des énergies et le salaire doublé de ses salariés présentent un risque trop important. Ouvrir pour ne faire qu'une "petite journée" ne vaudrait pas la peine.
Une mesure dont certains se réjouissent
Du côté de Tassin-la-Demi-Lune (Rhône), Sébastien, gérant de la boulangerie Ratatouille, prévoit d'ouvrir et semble ravi de cette annonce : "On va doubler la production habituelle."
S'il prévoit de vendre beaucoup plus de pains, viennoiseries et produits salés, c'est parce que bon nombre de boulangeries et de commerces de proximité ne prennent pas le risque d'ouvrir.
Et les fleuristes ?
Du côté des fleuristes, cette mesure est la bienvenue, puisqu'elle pourrait leur permettre de faire face à la concurrence des vendeurs ambulants, d'habitude seuls marchands de muguet.
►Conso
Travailler le 1er-mai : les boulangers et les fleuristes artisanaux pourront ouvrir, annonce Sébastien Lecornu
C'est une annonce très attendue par les professionnels....



