Première illustration : la fin du Revenu solidarité jeunes, un dispositif emblématique de l'ancienne majorité.
Métropole de Lyon : fin du Revenu solidarité jeunes
Mis en place en 2021, le RSJ s'adressait aux 18-24 ans sans emploi ni formation. Il permettait de percevoir jusqu'à 420 euros par mois tout en bénéficiant d'un accompagnement vers l'insertion professionnelle.
Selon l'exécutif métropolitain, ce dispositif représente un coût de plus de 3 millions d'euros en 2026 pour quelques centaines de bénéficiaires.
Pour Véronique Sarselli, cette aide ne répond plus aux objectifs fixés.
"Notre conception de la solidarité n'est pas de maintenir des dispositifs qui ancrent la précarité. On doit ouvrir la voie vers l'autonomie", a déclaré la présidente de la Métropole.
La majorité annonce vouloir remplacer le RSJ par un "plan premier emploi jeune". Pour l'heure, ses contours n'ont pas encore été présentés publiquement.
Une opposition qui dénonce un "détricotage"
Cette décision suscite de vives critiques dans les rangs de l'opposition.
Co-président du groupe écologiste, Renaud Payre accuse la nouvelle présidente de vouloir "démanteler par aveuglement" les politiques engagées précédemment. "Il y a une obsession de cette majorité de défaire tout ce que les écologistes ont fait", estime-t-il.
Même analyse du côté des socialistes. Le maire de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael, parle d'un "détricotage" et reproche à l'exécutif métropolitain de brandir la suppression du RSJ "comme un trophée".
Un "choc de sécurité" à 30 millions d'euros sur le mandat
Autre dossier majeur voté ce lundi : la sécurité. La Métropole a adopté une nouvelle feuille de route faisant de la "sécurité du quotidien" une priorité du mandat 2026-2032.
Le dispositif prévoit notamment une enveloppe de 5 millions d'euros par an, soit 30 millions d'euros sur six ans, pour aider les 58 communes du territoire à financer des équipements de sécurité comme la vidéoprotection, les centres de supervision ou les véhicules de police municipale.
La collectivité justifie ce plan par une hausse des incidents sur certains équipements publics. Plus de 7.000 incidents ont été recensés sur le réseau TCL en 2025, tandis que les vols avec violence visant les voyageurs ont plus que triplé en un an, selon la Métropole.
Sécurisation des collèges et des transports lyonnais
Parmi les neuf priorités présentées figure également un plan de sécurisation des collèges métropolitains. Diagnostics, contrôles d'accès, alarmes, vidéoprotection ou encore clôtures pourront être déployés selon les besoins de chaque établissement.
Dans les transports en commun, la Métropole souhaite aussi renforcer les effectifs de sûreté sur le réseau TCL et créer une brigade dédiée qui pourrait compter jusqu'à 200 agents à la fin du mandat.
"La sécurité est un enjeu d'égalité", affirme Véronique Sarselli.
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