Les personnes qui ont pu s'y réfugier sont donc autorisées à rester, mais seulement jusqu'à la fin de la trêve hivernale. Parmi eux, près de 80 sont des enfants.
"Nous ne bougerons pas sans solution"
Accompagnées et soutenues par le collectif Jamais Sans Toit, les familles peuvent au moins se poser, à l'abri.
"Ce n'est pas l'idéal mais c'est au moins ça. De toute façon, nous ne bougerons pas sans avoir de solution", confie Juliette Murtin, membre du collectif.
Enseignante et parent d'élève, elle regrette que les occupations d'écoles se soient banalisées : "nous devons rester des lanceurs d'alerte", rappelle-t-elle.
La Ville de Lyon demande à l'État de "prendre ses responsabilités"
Le "plan grand froid", désormais levé par la préfecture du Rhône, avait permis l'ouverture de deux gymnases chaque soir pour 250 personnes.
"La Ville de Lyon appelle une nouvelle fois l'État à assumer pleinement ses responsabilités. Depuis cinq ans, la municipalité mobilise des moyens humains et financiers sans précédent, au-delà de son champ de compétence", peut-on lire dans un communiqué.
Deux recours indemnitaires sont ainsi engagés pour faire reconnaître la responsabilité de l'État et obtenir remboursement des frais avancés.
"Si nous en sommes là aujourd'hui, c'est qu'il manque des places. Il faut adopter le budget nécessaire pour mettre à l'abri les familles qui en ont besoin", insiste Sofia Popoff, adjointe chargée du logement à la mairie de Lyon.
Sollicités, les services de la préfecture n'ont pas encore donné suite.
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