Ce mercredi 10 juin, les cheminots sont appelés à cesser le travail dans toute la région pour dénoncer leurs conditions de travail et demander l'arrêt immédiat des transformations en cours à la SNCF.
Pour la première fois depuis deux ans, les quatre organisations représentatives des cheminots (CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT) appellent à une mobilisation massive.
Grève à la SNCF : les syndicats haussent le ton
La restructuration de l'entreprise dirigée par Jean Castex est notamment pointée du doigt par la CGT Cheminots, et son délégué régional Gabriel Robredo :
"On dénonce à la fois un sous-investissement de l'État, des réorganisations incessantes et des sous-effectifs chroniques qui dégradent les conditions de travail des cheminots. On n'est pas entendu dans le cadre des instances de dialogue social, donc on est contraints d'aller à la grève."
À moins d'un an de la prochaine élection présidentielle, le sujet des conditions de travail est un véritable enjeu social. Pour Gabriel Robredo, il est important que les élus prennent position.
"On interpelle les élus et les forces politiques, dans le cadre de leur campagne. On a besoin qu'ils se positionnent sur tous ces sujets-là. On se bat pour de meilleures conditions de travail, mais aussi pour la qualité du service public rendu aux usagers et à la société."
De nombreuses lignes TER perturbées
À Lyon, un piquet de grève sera installé dès 6h30 devant le centre SNCF du 8e arrondissement.
D'après les prévisions de trafic SNCF, 1 TGV sur 3 en moyenne sera annulé, un Intercités sur 2 en moyenne (6 Intercités Paris-Clermont supprimés) et le trafic régional sera "fortement perturbé".
Toutes les lignes touchées par la grève en Auvergne-Rhône-Alpes sont à retrouver sur le site de SNCF TER (cliquez ici pour y accéder).
►Société
Sécurité routière dans l’Ain : SMS et appel au volant, la préfecture serre la vis
Depuis le début de l'année 2026, 24 personnes...



