L'intersyndicale réclame l'embauche de 21.000 professionnels, un nombre calculé sur la base d'un rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) de 2025, autant de postes aujourd'hui occupés par des pompiers volontaires, indique Xavier Boy, du syndicat FA SPP-PATS et porte-parole de l'intersyndicale.
Un "métier dangereux" pas suffisamment reconnu
"Ce qui nous met en colère aussi, c'est qu'on ne soit pas reconnu métier dangereux", ajoute Xavier Boy.
Plusieurs soldats du feu sont morts en intervention cette année, et des dizaines d'autres ont été blessés, en particulier lors des méga-feux du Sud-Ouest.
"Dans le même temps, les SDIS continuent d'assurer, sans rupture, leurs missions quotidiennes de secours d'urgence aux personnes, dont le volume ne cesse de progresser sous l'effet des évolutions démographiques, sociales et sanitaires encore accentué par les difficultés des acteurs de la santé", rappelle l'Andsis, l'Association Nationale des Directeurs et directeurs adjoints des Services d'Incendie et de Secours
Depuis 2002, le nombre d'interventions a progressé de plus de 30%, et la part du secours d'urgence aux personnes est passée de 59% à 87% des missions.
Un projet de loi sur le feu
La date du 8 septembre n'a pas été choisie au hasard pour entamer le mouvement de grève. C'est ce mardi que les premiers chapitres d'un projet de loi de modernisation de la sécurité civile doivent leur être présentés au ministère de l'Intérieur.
"On ne s'attend pas à ce que le gouvernement sorte un lapin du chapeau", confie Sébastien Delavoux (CGT), car selon lui, cette loi ne comprendrait pas de mesures structurelles, notamment le financement des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).
Sur les plus de six milliards d'euros de budget des SDIS, plus de cinq milliards sont financés par les collectivités territoriales, dont 59% par les départements.
Continuité des services
Ce mouvement de grève n'aura pas d'impact sur les secours, les pompiers poursuivront leurs missions mais des banderoles seront déployées sur les casernes et des messages inscrits sur les camions pour marquer leur mobilisation.


