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EMMANUEL MACRON : "LA RENTRÉE SERA DIFFICILE"

Vendredi 3 Juillet - 07:41

France


Emmanuel Macron en déplacement dans une école de la région parisienne.
"La rentrée sera très dure, il faut nous y préparer", selon Emmanuel Macron. La presse quotidienne régionale publie un long entretien avec le chef de l'Etat, ce vendredi, où il dévoile ses priorités avant la rentrée.

Le président de la République détaille sa stratégie pour les deux dernières années de son quinquennat.

Voici les grandes lignes de son interview

L'après-crise du Covid


"Nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire, mais de sa phase la plus aiguë", explique le chef de l'Etat. Il souhaite désormais passer à une phase de "reconstruction économique, sociale et environnementale" du pays.

Sa priorité actuelle


Le chantier majeur du moment est bien le "Ségur de la santé". Emmanuel Macron garantit des augmentations de plusieurs centaines d'euros pour les personnels médicaux et non médicaux. Plus tôt dans la journée, le ministre de la Santé Olivier Véran avait proposé une enveloppe supplémentaire de 400 millions d'euros.

Réforme des retraites


Il ne renonce pas à la très contestée réforme des retraites, mais envisage de la "transformer", avec des négociations dès cet été, notamment sur l'âge pivot à 64 ans.

Il se dit favorable à un allongement de la durée des cotisations, un paramètre jusqu'ici écarté. "Cette réforme ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de crise, mais la question du nombre d'années pendant lesquelles nous cotisons demeure posée", dit-il, estimant que la France ne peut rester "un des pays où on travaille le moins tout au long de la vie en Europe".

Impôts


Il affirme qu'augmenter les impôts "serait une erreur profonde". Et qu'il n'y aura pas de retour de la taxe carbone dans les 2 ans qui viennent. Mais il prédit que sera l'un des débats de la prochaine élection présidentielle.

Remaniement


Le chef de l'État confirme qu'il y aura bien un remaniement ministériel dans les prochains jours, sans dévoiler la "nouvelle équipe". S'il salue "une relation de confiance unique" avec Édouard Philippe, il ne dit pas si le populaire 1er ministre restera à Matignon.

Emploi


Sur le front de l'emploi : il promet qu'il n'y aura pas de "génération sacrifiée", et que des incitations financières seront mises en place pour aider à l'embauche des jeunes. 700.000 à 900.000 jeunes doivent entrer sur le marché du travail en septembre.

Décentralisation


Le Président veut un système plus simple et plus efficace avec moins de bureaucratie. Sur la décentralisation, le chef de l'Etat se dit "favorable à ce qu'on ait plus de différenciation", se disant "prêt à faciliter les expérimentations".

Énergie


Il annonce un plan de 15 à 20 milliards d'euros pour rénover les bâtiments, les équipements et le numérique.

Élections


La question du report des élections départementales et régionales "est un faux débat".

"Ce n'est pas au président de trancher, seul, cette question. Si on va vers un nouveau big-bang des collectivités territoriales et des transferts massifs de compétences, ça peut prendre des mois. Est-ce la priorité alors qu'on aura des élections au mois de mars et que le temps est à la reconstruction du pays ?", interroge-t-il.

Les élections régionales doivent avoir lieu en mars 2021, mais l'Élysée a indiqué mi-juin que le chef de l'Etat avait "ouvert le débat" sur un possible report au-delà de la présidentielle de 2022, pour que tous les acteurs soient "mobilisés pour la relance du pays". Les présidents de région y sont opposés.