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AVOCAT À LYON, IL REPRÉSENTE CINQ RESCAPÉS DU BATACLAN AU PROCÈS DES ATTENTATS

Mercredi 15 Septembre - 05:30

Actu. locale


Avocats - © MAxppp
Sixième jour au procès des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. Depuis le début de la semaine, les enquêteurs français et belges se succèdent à la barre.

De longues heures pour revenir sur les faits, passer en revue les années d'instructions menées depuis le soir des attaques. Six ans après les attentats de Saint-Denis et de Paris, le procès termine sa deuxième semaine d'audiences. Il doit durer plus de huit mois.

300 avocats côté parties civiles


1.800 victimes constituées partie civile, vingt accusés. Les chiffres du "procès du siècle" donnent le tournis. Près de 300 avocats doivent représenter les parties civiles, avec des plaidoiries attendues dès le mois d'avril. Tous ne plaideront pas. Et ceux qui le feront auront un temps très limité.

"C'est une logistique assez conséquente c'est sûr, mais tout est très bien organisé", assure Alexandre Plantevin, avocat du barreau de Lyon. Présent lors des premiers jours d'audience à Paris, il représente cinq rescapés du Bataclan. Deux couples et un homme, qui étaient dans la salle de concert le soir des attaques. Ils n'ont pas été blessés physiquement.

"Tous ont fait part de leur souhait de ne pas assister aux audiences, en tout cas pour l'instant. Il y a une volonté de mettre de la distance avec tout cela", poursuit l'avocat. "Mais ils ont souhaité être représentés, et se constituer partie civile malgré tout ce qui est important dans le processus de reconstruction."

Qu'attendre du procès ?


Six ans après les attentats, les victimes et familles de victimes espèrent-elles obtenir des explications ? "De la part des enquêteurs, des témoins, probablement que oui. De la part des accusés, sans doute qu'au fond d'elles certaines parties civiles attendent des réponses. Mais je ne suis pas sûr qu'elles soient satisfaites", ajoute maître Plantevin.

Ces derniers jours l'un des principaux accusés, Salah Abdeslam, s'est plusieurs fois exprimé sans autorisation de manière virulente.

"Mais finalement, ce qui est attendu, c'est la tenue même d'un procès public. On en arrive enfin a débattre publiquement de ce qu'il s'est passé, à mettre des visages sur les noms. C'était très fort de voir au premier jour du procès, des victimes s'approcher du box des accusés pour simplement les voir."

D'un point de vue organisationnel, l'avocat lyonnais devra se relayer avec une consœur pour assister le plus possible aux débats. Il pourra ensuite le restituer aux victimes qu'il représente. "On parle beaucoup d'un procès hors norme mais dans le fond, je suis assez d'accord avec ce que le président de la Cour a dit au tout début. En réalité, nous sommes justement dans la norme, dans la loi. Au-delà de l'horreur, il faudra juger", conclut-il.