Habitant de Craponne, dans l'Ouest lyonnais, il court entre 100 et 130 kilomètres par semaine. Six jours sur sept, il avale des distances plus ou moins longues, pour se dépasser un peu plus à chaque fois.
"Pourtant quand j'ai commencé, je courais 15 minutes et je n'en pouvais plus ! Mais je n'ai pas lâché."
Il court aussi à l'étranger, car son travail l'oblige à voyager beaucoup.
Saint-Priest, Cape Town, Berlin...
"Mon ennemi, c'est la blessure. À mon âge, il y a toujours un petit quelque chose... il faut savoir gérer. Les conseils à l'entraînement sont indispensables", explique le quinquagénaire, qui tient à saluer toute l'équipe de l'ESL Francheville.
Il y a le physique, bien sûr, mais ces courses d'endurance se jouent aussi sur le mental.
"On me demande parfois pourquoi je n'ai pas commencé plus jeune, pour faire une carrière... Mais je pense que plus jeune, je n'en étais pas capable ! Je n'avais pas le mental, justement."
Aujourd'hui, Bruno Estassy entend bien continuer de courir partout où il le pourra. Sa prochaine course, ce sera le semi-marathon de Saint-Priest le 15 février. Il s'est aussi qualifié pour le marathon de Berlin, en septembre.
Avec entre temps, une escale en Afrique du Sud, pour les championnats du monde amateur de sa catégorie, où il portera les couleurs de la France.
"Je ne sais pas si je réalise vraiment, je suis sur un nuage. C'est peut-être une occasion qui ne se représentera pas... C'est beaucoup de reconnaissance."
Un voyage qu'il faut tout de même financer : Bruno Estassy cherche toujours des sponsors et tous les encouragements sont les bienvenus !
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