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AUVERGNE-RHÔNE-ALPES : L'ANGOISSE DES VITICULTEURS FACE AUX GELÉES NOCTURNES

Mercredi 7 Avril - 05:10

Actu. locale


Des vignes de la Côte Chalonnaise - © VinsdeBourgogne.fr
De fortes gelées nocturnes sont attendues en Auvergne Rhône-Alpes. Alors que les températures étaient printanières au début du mois d'avril, les viticulteurs s'inquiètent des conséquences potentiellement désastreuses pour leurs vignes.

Alors que les températures étaient printanières au début du mois d'avril en Auvergne Rhône-Alpes, le retour du froid fait trembler les viticulteurs de la région. Les fortes gelées nocturnes attendues pourraient avoir des conséquences dramatiques pour leurs vignes et mettre en péril toute la production.

Très compliqué de chauffer les parcelles


Pour certains, la solution passe par un système de feux et de bougies qui permet de réchauffer la vigne et donc d'éviter le gel. Mais cette méthode est très compliquée à mettre en place en Auvergne Rhône-Alpes.

"On ne peut pas se permettre de chauffer toute la vigne, parce que nos parcelles sont clairsemées. Donc il en faudrait énormément et ça coûte cher" confirme David Beroujon, qui possède 11 hectares à Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais (Rhône).

"Il y a des parcelles un peu plus abritées que d'autres, des couloirs où il fait un peu plus froid, ajoute David Beroujon. Tant que le vent soufflera, on aura une chance de ne pas geler. Mais si le vent s'arrête, c'est souvent entre cinq et sept heures, au lever du jour, que cela gèle".



Et les conséquences peuvent être dramatiques. "On peut tout perdre en une nuit" souffle le viticulteur.

"La vigne repoussera, mais sans raisins, s'inquiète David Beroujon. Sans raisins, pas de vin et donc pas de ventes de bouteille. C'est toute une année de travail qui s'envolerait".



Ce n'est pas la première fois que les gelées nocturnes mettent en danger les récoltes. Mais pour le viticulteur, les températures élevées enregistrées en février, mars ou avril sont les conséquences du réchauffement climatique. Elles permettent aux vignes de se développer plus précocement et les exposent donc plus aux gelées.