Manque d'AESH, nombre de places insuffisantes dans les structures spécialisées... Pour Amanda, maman d'un petit garçon autiste non verbal, le parcours du combattant a commencé il y a deux ans.
"Ce directeur ne savait même pas ce qu'était l'autisme"
Antoine a été diagnostiqué tardivement, après ses deux ans. Une période d'errance médicale, qui a retardé une prise en charge adaptée.
"Il a fallu plonger dans ce monde d'acronymes et d'informations dans tous les sens… Quand nous étions encore dans la Drôme, je me souviens d'un directeur d'école qui ne savait même pas ce qu'était l'autisme. Il nous a dit de le garder avec nous, ce qu'on a fait."
La petite famille déménage et se rapproche de Lyon.
"Cette fois-ci, la directrice nous dit qu'elle fera tout son possible pour accueillir Antoine. Mais malheureusement, ça ne suffit pas."
Faute de pouvoir compter sur des éducateurs spécialisés, qui puissent accompagner son fils au mieux, Amanda se tourne vers les IME (Instituts Médico-éducatifs).
Mais elle reste sur liste d'attente.
La France, en retard sur la prise en charge de l'autisme ?
"J'ai l'impression que cela reste un tabou. Qu'on ne veut pas voir ce qui se passe", poursuit Amanda.
"Dans d'autres pays, il y a plus de structures adaptées. Je connais des familles qui déménagent en Belgique pour y avoir accès... Il faut que la France rattrape son retard."
L'association Unapei permet aux familles concernées de témoigner sur le site marentrée.org pour raconter les difficultés qu'elles rencontrent en ces jours de rentrée.
D'après leur dernière étude, le délai d'attente atteint désormais près de trois ans en moyenne avant d'accéder à une solution d'accompagnement adaptée.