En apparence, c'est une crèche normale. À l'exception d'une salle de classe, équipée de vitres sans tain. Ce qui permet aux étudiants, accompagnés de leur formatrice, d'observer les enfants sans être vus.
Les professionnels sont évidemment prévenus. Tout comme les parents, qui ont tous donné leur accord.
Quand la pratique s'ajoute à la théorie
"Cela pose évidemment des questions éthiques. L'objectif est bien d'améliorer la prise en charge des enfants en observant leurs interactions, le développement du langage, mais aussi leurs psychomotricité", explique Maud Léger, formatrice en puériculture chez Ocellia.
L'école est partenaire de cette crèche, pas tout à fait comme les autres. Cette dimension formation, c'est un vrai plus assure la directrice :
"Tout le monde est très impliqué, y compris les familles qui voient d'un bon œil que la pratique rejoint la théorie", souligne Marie-Anne Nouguier.
Dans un secteur pas toujours très attractif, qui peine à recruter des professionnels qualifiés, ce type de crèche est aussi un élément important.
"Ici, nous n'avons pas eu de problème pour recruter, assure Steven Vasselin, adjoint à la petite enfance. Même à l'échelle de la Ville, cela va beaucoup mieux. On ne déplore presque plus de postes vacants. Au niveau national en revanche, la situation ne s'est pas vraiment améliorée."
D'après la CNAF (Caisse Nationale des Allocations Familiales), il manque 13.500 professionnels de la petite enfance dans les structures françaises.
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