De quoi espérer une meilleure connaissance de ces polluants éternels, déjà repérés dans les sols et dans l'eau.
Plus de PFAS dans l'air autour des sites industriels
Mieux documenter la présence des PFAS dans l'air : c'est l'objectif affiché de cette première étude, réalisée par l'observatoire Atmo.
Les mesures réalisées entre 2023 et 2025 permettent déjà de livrer des premiers enseignements.
Les prélèvements ont été effectués d'une part dans le centre de Lyon, d'autre part à Pierre-Bénite, soit proche des sites industriels de la vallée de la chimie.
Au total, 38 PFAS ont été analysés. On les retrouve dans les deux environnements observés, "mais dans des proportions significativement différentes", précise l'étude.
Ainsi, les concentrations sont bien plus importantes autour de Pierre-Bénite (centaine de pg/m3) que dans le centre de Lyon (dizaine de pg/m3).
La météo influence les concentrations de PFAS dans l'air
À noter que certains PFAS peuvent être présents dans l'air plusieurs années après leur rejet. On remarque à l'inverse que la concentration de certains PFAS chute quand leur utilisation s'arrête.
L'étude montre aussi que : "les concentrations dans l'air peuvent être fortement influencées par les paramètres météorologiques, par exemple le vent ou la température."
Cette première étude doit être analysée avec vigilance, précisent les équipes d'Atmo, qui assurent être dans une démarche exploratoire. Nul doute que ces premiers résultats seront prochainement consolidés par de nouveaux travaux sur le sujet.
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